REVENU!

4 décembre 2012

Mon blog est revenu. L’administrateur a répondu à mon avocat (pourquoi ne m’avait-il pas répondu à moi, qui ai écrit 4 fois pour demander pourquoi?) qu’il avait été fermé « par erreur ». Ouf. ce n’était donc qu’une erreur. J’avais un blog de secours sur Mediapart, je vais tout recopier.

Guaino en toute candeur

27 mars 2012

Le furibard mis en cause par Marie Darrieussecq ce matin ne se contrôlait plus. Il a lâché, alors qu’on lui demandait son analyse du fait qu’il y a beaucoup plus de gens pauvres en prison, quelques arguments mémorables et révélateurs.

1) Il y a plus de pauvres car il y a plus de pauvres que de riches dans la population

C’est bien vrai. Et c’est bien dommage. Et c’est contre quoi il faut peut-être se bouger les miches, Monsieur.

2) Il y a plus de pauvres car les riches se défendent mieux.

Quelle innocence dans la défence! Et oui, la Justice devrait être égalitaire, mais elle ne l’est pas. C’est lui qui l’a dit. Il aurait pu ajouter que les riches se soignent mieux, s’éduquent mieux, se logent mieux. C’est beau la France, dans la bouche du conseiller du président.

3) En contradiction avec ce qui précède, il nia ensuite qu’il y ait une quelconque relation de causalité entre les deux données.

TOULOUSE et des Questions

22 mars 2012

Je suis prof de maths et pratique suffisament les statistiques pour être très alertée qu’on ait mis tant de temps à croiser trois informations: Après les 2 premiers meurtres des paras, les individus dangereux sur Toulouse (Montauban n’est qu’à 59 km, ce qui montrait un ancrage dans la région), les 600 adresses IP, les gens fichés comme extrémistes.

Je me garde bien sûr de  rien affirmer. Mais les journalistes sont ceux qui doivent enquêter, et poser les questions. Est-ce une erreur explicable? Cela relève-t-il d’une volonté?

Autre interrogation: ce jeune homme a 23 ans est passé par toutes nos écoles. Ce n’est pas le premier garçon  maghrebin a être en échec, il fait partie (et j’en ai vu beaucoup) de ceux pour qui l’institution scolaire ne peut rien. On les voit végéter 4 ans au collège, stigmatisés par leurs notes de plus en plus mauvaises, ils atteignent leurs 16 ans dans la rage, aucune institution ne les veut plus. Les 12 ou 13 ans qu’il a passé dans nos écoles n’ont pas permis qu’il se construise autrement. Il n’a pas rencontré un Monsieur Germain. Oui, la famille, oui, l’absence du père, oui, les Islamistes intégristes. Mais pour beaucoup, tout cela peut être compensé par l’éducation de la république. Pourquoi pas lui? Nous sommes tous responsables de ne pas l’avoir bien élevé.

LE MAÏS ET LA SECHERESSE

14 mars 2012

Le printemps s’annonce sec, la Loire a un débit moitié moins important de ce qu’il devrait être au début du printemps, car le long gel récent nous a privés des grosses pluies de fin d’hiver. C’est comme ça, pour l’instant, on n’y peut rien.

Par contre, ce sont des hommes (les agriculteurs, les derniers du genre dans ces temps de grosses exploitations dont la taille même décime le nombre de ceux qui y travaillent) qui plantent et qui récoltent le maïs, cette céréale la plus gourmande en eau, après le riz.

Le maïs planté en France sert pour la plus grande partie à nourrir les vaches. (C’est comme ça dans notre beau pays: il faut 6 fois plus de protéines végétales à la vache qu’elle n’en produit d’animales). Avant, les vaches se nourrissaient d’herbe, mais soumises aujourd’hui à un  rendement en lait  ou en viande aberrant, elles ont besoin toujours plus de protéines pour assurer leur rentabilité.

Du lait de moins en moins nutritif, gonflé de flotte, bourré des antibiotiques qu’on donne aux vaches. De tous côté, la folie cerne .

Alors, les agriculteurs vont-ils bouder les semences de maïs en mai prochain? Question naïve: ils n’ont pas vraiment  le choix. Les commandes des semences sont déjà programmées, incluses dans les emprunts dont les agriculteurs se couvrent pour acheter leur matériel agricole.

Donc alors que les grains ne sont  pas encore en terre, alors qu’on sait que la sécheresse pointe surtout dans le Sud-Ouest, terre de maïs par excellence, qu’il faudra puiser dans les réserves d’eau profonde pour avoir cette récolte, combien sont ceux qui vont pouvoir éviter cette erreur?

Quelle politique agricole les y incite? Alors que le raisonnable serait de remettre les vaches à l’herbe, de bouffer moins de viande, de boire moins de lait mais du bon, et de réintroduire les protéines végétales, comme le délicieux pois chiche, culture des sols pauvres, et pourtant nourrissante.

La défaite de Nicolas

9 mars 2012

Il semble bien l’envisager maintenant, après des mois d’autruche-manie, devant les sondages qui le laissent aux abysses, et nous la fait bravache, toujours avec son beau langage. Ca donne à peu près : Si je perds, j’m'en fous, je vous quitte tous, j’aurai du taf ailleurs. Et tous  autour de lui de s’arracher les cheveux. Les Fillon, Hortefeux, Guaino, Guéant, Kosciusko et son frère, le gros Allègre, les directeurs de cabinets, les autres… Il n’y croit plus. Mais que va-t-on faire des deux mois qui nous restent? Qui va lui insuffler la niaque qu’il n’a plus?  Le champion se dégonfle! J’imagine les conversations des courtisans, qu’il a si longtemps muselés, vilipendés, malmenés. Tout ça pour être lâchés avant les derniers jalons.

La politique est un beau spectacle.

Maisons des chômeurs

6 mars 2012

Et si, comme aux beaux temps où les MJC fleurissaient partout, apportant musique, théâtre, baby-foot, animateurs et trices, séjours organisés, clubs de ceci et cela, aux mômes qui n’auraient jamais eu même l’idée de ces musique, théâtre etc., on voyait surgir, en face ou à côté des sinistres bureaux de Pôle-Emploi, des Maisons de Chômeurs? Avec baby-foot, cafeteria, internet, bibliothèque, journaux, permanence, club de ceci ou cela, gérées par les chômeurs, pour les chômeurs?

Pas d’animateur (trice). Les chômeurs sont de grandes personnes. Pas de chercheurs de tête. Pas d’affiche de stages, de test, de rédaction de CV et le reste. Que du bon, du chaud, du fun.

Avec la vieille devise qu’ensemble on est plus forts. Et en avant les beaux projets: repas en commun, vide-greniers à la pelle, brocantes aux beaux jours, bals, ateliers de réparation, que sais-je? Pour la convivialité, qu’on peut (heureusement) trouver ailleurs qu’au travail.

Les chômeurs sont aujourd’hui  invisibles, mais ils sont  nombreux, partout. Ils sont de tous bords, de tous milieux, savent faire des tas de choses qu’on ne leur demande plus. C’est une grande force ignorée.

 

NICOLAS D’ESTIENNE D’ORVES ET MOI (suite encore)

28 février 2012

L’éditrice de Nicolas d’Estienne d’Orves m’écrit. Que je me trompe, que déjà Vercors en 1952, dans les Animaux Dénaturés, avait envisagé l’idée d’une union homme-singe. Et aussi Oshima, dans Max mon amour, en 1985. Elle parle du sida. C’est vrai tout ça. Mais ça ne se passait pas au Jardin des Plantes, avec la dame de la ménagerie!

Elle me dit aussi que de toute façon, il ne s’agit pas de singes chez d’Estienne. Effectivement, dans les 5 dernières pages, virage à 180°, on apprend que ces être poilus et sans langages, sont des hommes oubliés, réfugiés dans les catacombes,  sous Paris lors de l’invasion romaine. Mais on n’y croit très peu.  Alors pourquoi me parle-t-elle de Vercors et Oshima?

L’avocate de Mr d’Orves m’écrit aussi. Elle me met en pièces jointes des jurisprudences où des gens (pas comme moi ) qui ont accusé des gens (pas comme lui?) de plagiat ont eu des amendes ENORMES! 25 000 euros pour l’un, 15 000 euros pour l’autre. Donc, je ne parlerai ni de plagiat ni de contrefaçon. Elle m’a fait peur!

Je fais lire les deux livres à mes amis. A tout ceux que ça intéresse. Il faut être motivé, car si le mien se lit vite (100 pages), l’autre est très long. 500 feuilles. Et assez ennuyeux, (malgré une bonne idée centrale, mais n’y revenons pas). Et vraiment pas bien écrit. Mais il a été primé: en 2009, il a reçu le prix du Touquet-Plage.

NICOLAS D’ESTIENNE D’ORVES ET MOI (SUITE)

28 février 2012

 

Nous n’avons RIEN en commun (voir son blog et le mien), mais avons tous les deux écrit un roman qui se passe en grande partie au Jardin des Plantes de Paris.

Le mien est sorti en 2007, il s’appelle La Primitive Intégrale. Il est publié par Aleas, un éditeur lyonnais.

Le sien, Les Derniers Jours de Paris, est paru en 2009 chez Xo-éditions. Puis réédité en 2011, en Pocket.

Tous les deux aussi, nous avons mis en scène dans ce jardin la directrice de la ménagerie.

Tous les deux, nous lui avons fait avoir un enfant avec le singe du Jardin.

Tous les deux, nous avons imaginé une histoire de souterrains partant lui d’un puits creusé dans le Jardin, moi de la ligne du RER qui passe tout près, le long de la Seine.

Tous les deux, nous y plaçons des fuites, des poursuites, des bagarres, des découvertes bizarres sur les agissements du singe.

Tous les deux, nous inventons un personnage extérieur, un jeune étudiant les mathématiques au lycée Saint-Louis pour moi, une jeune sur-douée de Henri IV chez lui, personnage qui parvient dans les deux cas à découvrir le mystère.

C’est bizarre, non?

‘Nicolas d’Estienne d’Orves me demande, puisque je fais des maths, la probabilité pour que deux romans concordent à ce point.

Sur le coup, je lui ai répondu que la probabilité était nulle.

Je lui réponds de manière plus argumentée:

Je vois que les deux rentrées littéraires de septembre et de janvier parlent de 7OO et 500 romans chacune. Ils doivent bien en oublier. Mettons 1500 romans chaque année.

Dans une fourchette de 3 ans (2007, 2008, 2009), cela ferait à peu près 4500 romans.

Mettons que sur ces 4500 romans, la moitié se situe à Paris, les auteurs, comme les éditeurs, étant encore très parisiens. Ceci est une hypothèse haute, très haute. Pour ne pas qu’on m’accuse de tirer sur les chiffres, je laisse une très très grande marge.

Supposons encore qu’un dixième de ces histoires parlent d’animaux. Là encore, ceci est très très supérieur à ce que je lis. On parle beaucoup plus d’amour, de mères et de pères dans les romans contemporains que d’animaux.

Qu’un autre dixième, faisant fi des chats, des chiens, des poissons parlent exclusivement de singes.

Qu’un autre dixième de ces histoires parisiennes parlant de singe évoquent une union contre nature.

Qu’un centième de ces histoires parisiennes d’union entre un singe et une femme prennent la directrice de la ménagerie du Jardin des Plantes comme protagoniste. Et là encore, il y a beaucoup beaucoup plus que 100 femmes à Paris.

Qu’un autre dixième encore fasse intervenir un jeune étudiant scientifique.

Nous obtenons la probabilité de

½ x 1/10 x1/10 x 1/10 x 1/100 x 1/10 = 1/2000000

Une chance sur 2 millions.

Donc pour 4500 livres:

4500 : 2000000 = 0,0025.

il y aurait 2 millièmes et demi de tels livres tous les 3 ans. 2 livres et demi tous les 3000 ans.

Donc dans ces hypothèses très hautes, parisiennes, animales, zoophiles, jardindesplantesques, on peut espérer un tel roman une fois tous les 1332 ans.

C’est bizarre, non?

Nicolas d’Estienne d’Orves et moi

28 février 2012

VIVE LA CRISE

9 décembre 2011

Nous y sommes, à l’aube du grand tournant. Ce n’est pas, comme on veut nous le faire croire, l’austérité OU la banqueroute, mais l’austérité ET la banqueroute qui se profilent, même si les deux Zorros de l’Europe en crise essaient à grands tours de bras de mimer aux télés du bon peuple le contraire.

Les dettes sont tellement colossables qu’elles ne pourront être remboursées par ces politiques d’austérités qui appauvrissent toujours les mêmes.

Pourquoi se plaindre quand un système aussi injuste, et dispendieux, et gaspillatoire, et générateur de CO2 se casse la gueule?

CHANGEONS.

Moins de croissance? Très bon pour la planète. Nous sommes trop gras, trop nourris, par trop de vaches, qui ruminent et pètent trop. Mangeons moins et différemment.

Moins d’emplois? Franchement, qui se plaindra de la fermeture d’une usine Moulinex? Est-ce une vie de fabriquer des robots comme des robots? Il y a pire: les usines d’armement!

Il y a pleins d’autres emplois plus intéressants: des infirmiers, pour sauver du grand naufrage les hôpitaux. Des instituteurs, pour dédoubler les CP, premier jalon de l’échec pour ceux qui, on le sait, vont les cumuler tout au long de leur scolarité. Les postiers, des agents du fisc, pour récupérer les juteux ajustements des évasions fiscales.

Moins d’échanges commerciaux internationnaux? Moins de camions sur les routes, l’occasion de sauver les filières agricoles françaises. On pourrait en profiter pour développer le fret ferroviaire et maritime. Cela serait aussi moins d’autoroutes, moins de pollution…

Il nous reste la connaissance. Nous savons cultiver, soigner, éduquer. Nous pouvons loger aussi. Personne dénonce là encore une néfaste volonté politique: à l’heure où n’importe où dans le monde on monte un camp de réfugiés en quelques heures, ne peut-on vraiment pas, en France, trouver quelques milliers d’adgecos (3000 euros pièces), une par commune par exemple, pour loger les gens en mal de toît? En attendant les logements pérennes qui mettront au moins 5 ans à venir.

Quand on entend des stupidités telles que: « Gardons le nucléaire, sinon nous aurons froid l’hiver. » MAIS QUI REMET EN QUESTION LE STUPIDE CHAUFFAGE ELECTRIQUE?

Quant à la dette… Rembourser qui? Pourquoi? Tout de suite, vraiment?

Reprenons les rênes. Le peuple, c’est nous. Ne lâchons pas les décisions de ce tournant.

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